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Mécenat: Mécénat: Fundaciu00f3n BBVA
Mécenat: Mécénat: Fundaciu00f3n BBVA

Le Saviez-Vous...?

Cette section fait partie du projet didactique « L’univers de Louise Bourgeois », qui a pour fin de nous familiariser avec la vie et l’œuvre d’une artiste contemporaine influente, dont le long parcours fut étroitement associé à ses expériences personnelles.  

Dans cet espace, vous trouverez des informations sur certains thèmes récurrents dans la vie et le travail de l’artiste : le corps humain, l’architecture, l’importance du psychisme et des états émotionnels, et de la mémoire personnelle. 

Ces contenus visent à guider le spectateur dans son observation des œuvres et à favoriser la compréhension de l’histoire complexe de l’artiste.

Louise Bourgeois, en 1975, avec la sculpture en latex Avenza (1968-69), utilisée dans Confrontation, 1978.
Photo : Mark Setteducati
© The Easton Foundation / VEGAP, Madrid

La personne

« Je m’appelle Louise Joséphine Bourgeois. Je suis née le 25 décembre 1911 à Paris. Tout mon travail des cinquante dernières années, tous mes sujets, trouvent leur source dans mon enfance. Mon enfance n’a jamais perdu sa magie. Elle n’a jamais perdu son mystère ni son drame. »

Louise Bourgeois, Destruction du père-reconstruction du père. Écrits et entretiens 1923-1997. Édition française, Lelong Éditeurs, 2000

« L’art nait de la nécessité d’exprimer une idée ou un concept, le sectionnement, la mutilation, l’automutilation. La greffe, le contrôle. Comment se tester soi-même. Comment atteindre la sainteté, obtenir la santé, la notoriété, la connaissance de soi, le pouvoir thérapeutique de l’art, l’utilité. Comment se prouver à soi-même qu’on est digne d’être aimé. Faire que les gens vous aiment par l’intermédiaire de votre art ».

Journal, 20 août, 1993

ART21: Art in the 21st Century IDENTITY. 
© Art21 Inc. 2001, New York

Louise Bourgeois (Paris, 1911–New York, 2010) fut une artiste tourmentée par les peurs et les incertitudes, héritées de son environnement familial. Elle chercha dans l’art une reconnaissance qui n’était pas seulement professionnelle, mais personnelle. L’artiste afficha en toutes circonstances un grand sens de l’humour et s’en servit avec intelligence pour affronter les défis aigres-doux de la vie dans ses dessins, sculptures, installations, performances et apparitions publiques, ouvrant de nouvelles voies pour aborder des thèmes douloureux et complexes. Durant sa longue vie, elle sut garder à tout moment un esprit actif et jeune, l’âge n’étant jamais un obstacle pour continuer à créer. Saviez-vous qu’elle avait plus de 70 ans lorsqu’elle commença à travailler sur ses Cellules ? L’œuvre de Bourgeois continue d’influencer les jeunes créateurs d’aujourd’hui.

Cellule II (Cell II), 1991 (détail)
Bois peint, marbre, acier, verre et miroir
210,8 x 152,4 x 152,4 cm
Collection Carnegie Museum of Art, Pittsburgh
Photo : Peter Bellamy
© The Easton Foundation / VEGAP, Madrid

Le corps humain

Le corps humain est fréquemment représenté dans les œuvres de Louise Bourgeois. Souvent sectionné et recomposé, il fonctionne comme une métaphore de la mémoire, qui traite aussi l’expérience de manière fragmentée. Souvent, l’artiste utilise des parties doubles du corps, comme les bras, les jambes, les oreilles et les seins, qui expriment la dualité et/ou polarité de l’être humain et aussi sa dépendance vis-à-vis des autres. À d’autres occasions, le corps est représenté par des symboles, comme des sphères ou des spirales, interprétées comme des formes originelles de notre existence. Le thème de la sexualité occupe aussi une grande place dans son œuvre, intervenant comme un catalyseur de certaines émotions, représentées à travers les formes et fonctions du corps. 

1. Que cherchent à exprimer les parties du corps présentes dans ces œuvres ? 

2. Si vous aviez à réaliser un autoportrait en utilisant une partie de votre corps, laquelle choisiriez-vous et pourquoi ? 

3. Qu’est-ce que le langage corporel ? Nos gestes parlent pour nous.

Cellule (Choisy) [Cell (Choisy)], 1990–93
Marbre, metal et verre
306, 1 x 170,2 x 241,3 cm
Collection Glenstone
Photo : Maximilian Geuter
© The Easton Foundation / VEGAP, Madrid


L'Architecture

Louise Bourgeois avait plus de 70 ans quand elle commença à travailler sur ses Cellules. Elle voulait construire avec cette série des architectures intimes dans lesquelles le mouvement serait possible, des espaces d’auto-découverte qui s’adapteraient à sa propre échelle (l’artiste était menue). Les structures des Cellules se composent d’éléments architecturaux divers, tels que portes, fenêtres, escaliers ou grillages métalliques. Dans certains cas, ils proviennent de ruines, dans d’autres, de la propre maison ou du studio de l’artiste. Chargées d’un symbolisme puissant, les Cellules connectent et séparent à la fois le monde extérieur de l’intérieur.  

La maison, autre élément architectural récurrent dans l’imaginaire de l’artiste, est présentée simultanément comme un refuge et comme une prison, comme un lieu de protection mais aussi comme un endroit qui nous emprisonne. De plus, dans certaines de ses créations, la femme est synonyme de maison. 

1. Qu’avez-vous ressenti en contemplant l’intérieur des Cellules

2. Pour Bourgeois, le marbre était un matériau thérapeutique. Quelles propriétés attribueriez-vous aux différents matériaux qui composent les Cellules

3. Comme Bourgeois parvient-elle à connecter l’intérieur et l’extérieur de ses Cellules ?

Araignee (Spider), 1997
Acier, tapisserie, bois, verre, tissu, caoutchouc, argent, or et os
449,6 x 665,5 x 518,2 cm
Collection The Easton Foundation
Photo : Maximilian Geuter
© The Easton Foundation / VEGAP, Madrid

L'Importance du mental

Les Cellules de Louise Bourgeois possèdent une forte charge émotionnelle et psychologique et représentent des sentiments élémentaires comme l’amour, la haine, la frustration ou l’admiration. Cette forme de présentation permet à l’artiste de réfléchir sur la nature souvent ambigüe et contradictoire des émotions humaines. Les Cellules abordent aussi le thème de la peur qui, pour Bourgeois, est synonyme de douleur et se manifeste de diverses manières ; elle peut être physique, émotionnelle, psychologique, mentale ou même intellectuelle. L’artiste voulut se servir de son œuvre pour affronter la douleur et donner une forme et un sens à la culpabilité, à la frustration et à la souffrance. Bourgeois était une personne cultivée, très intéressée par la neurologie et la psychanalyse. 

1. Quels éléments de ces œuvres ont un lien avec la peur ? Pourquoi ? Lesquels d’entre eux pourraient être associés à l’amour et à la haine ? 

2. À l’extérieur du Musée est exposée une sculpture de Bourgeois de grandes dimensions en forme d’araignée : Maman, 1999. Qu’avez-vous senti en marchant entre ses pattes ? 

3. Les miroirs sont souvent utilisés dans les Cellules. Comment pensez-vous que l’artiste se voit elle-même ?

La Chambre Rouge (Parents) [Red Room (Parents)], 1994 (détail)
Bois, métal, caoutchouc, tissu, marbre, verre et miroir
247,7 x 426,7 x 424,2 cm
Collection particulière, courtoisie Hauser & Wirth
Photo : Maximilian Geuter
© The Easton Foundation / VEGAP, Madrid

La mémoire personnelle

La mémoire et l’histoire personnelle de l’artiste sont des éléments fondamentaux des Cellules. Le travail de Bourgeois comporte une approche autobiographique qui met en évidence l’importance de son enfance, une période de sa vie où la magie, le mystère et le drame familial se sont entremêlés de manière décisive. L’artiste conserva son passé en collectionnant des photos, des meubles, des lettres, des vêtements, etc., ainsi que des journaux où elle retranscrivait chaque tâche quotidienne, chaque émotion, chaque observation. Elle pensait que la nostalgie n’était pas productive, même si elle affirma aussi : « J’ai besoin de mes souvenirs ; c’est ma documentation ». 

1. Pour Bourgeois, les vêtements étaient une ressource importante pour activer la mémoire. À votre avis, à quels moments l’artiste porta-t-elle ou fut-elle en contact avec les vêtements présents dans certaines de ces Cellules ?  

2. Quelles scènes quotidiennes pourraient se dérouler dans les Cellules ?  

3. L’artiste affirma que les individus devaient raconter leur histoire pour pouvoir l’oublier ; oublier pour pardonner. Qu’en pensez-vous ?

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